jeudi 2 mai 2019

29 et 30 Avril


Voilà le spectacle qui s’offre à nous au réveil en ce lundi matin ; ensuite nous avons droit au passage des troupeaux, accompagnés de quelques paysans, en route vers leurs pâtures. Au retour de ces premiers, deux d’entre eux viennent me voir spontanément, me serrent la main et me demandent d’où nous venons, pensant et c’est la seconde fois que nous sommes Italiens. En revanche, deux autres plus jeunes, détournent la tête quand je les salue !!!!



 
Aujourd’hui, ce devait être une journée œnologique, à commencer par la visite d’une fabrique de vin près de Straseni, comme indiqué dans le seul guide en français qui existe. Arrivés à Straseni, pas la moindre trace de cette activité vinicole. Je demande dans un premier commerce et je fais chou blanc. Dans le second, un jeune GIC à la mode Moldave, m’envoie, après recherche sur le web, vers Scoreni, petit village à une dizaine de kms de là par une piste de terre.

Ça nous permet de découvrir ce qu’ils font de leurs déchets, vu que nous ne voyons jamais de poubelle où que nous passions…

 
Une fois sur place, après un tour d’horizon rapide du village, toujours pas de vin à l’horizon. Dans un café, 2 hommes et une femme font preuve de bonne volonté (coups de fil, recherche sur la carte etc..) mais en vain. Finalement, la dame monte avec nous pour un retour à la ,case départ, en l’occurrence Straseni où elle nous met en relation avec des garagistes parlant Français qui nous mettent sur la voie.

En chemin, nous avons droit à un contrôle, sans conséquence par la police locale. Nous atteignons enfin Romanesti tant espéré en fin de matinée. Des locaux nous indiquent sans difficulté la fabrique de vin où un gardien qui semblait avoir déjà goûté aux spécialités locales, mais n’avait pas appris une autre langue que le Russe semblait bien esseulé et surement pas mandaté pour nous faire découvrir le liquide cher à Bacchus….

 
Heureusement, nous avions une seconde cartouche en réserve, à savoir la cave de Cricova où est fabriqué du vin, blanc pétillant selon la méthode Champenois, rosé et rouge



 
Où sont stockées de nombreuses bouteilles

 
Y compris pour des célébrités (ici A.Merkel) mais aussi V.Poutine ou encore D.Tusk…

 
La cave se présente comme un réseau de galeries souterraines que nous visitons grâce à un « petit train » avec arrêts explicatifs et dégustation.

Après cela, surement sous les effets de l’alcool, je décide, en vue de la visite du lendemain, d’aller nous baser pour la nuit dans une rue de Chisinau où nous passerons une nuit agitée, bercés par le ballet des voitures et des sirènes d’ambulance.

Du coup, nous sommes prêts de bonne heure pour commencer par admirer le palais de la présidence

 
Puis le parlement

Situés tous les deux sur l’axe principal, à savoir le boulevard Stefan cel Mare

 
Que nous allons remonter par des voies parallèles, nous permettant de constater que le plus sordide n’est jamais loin du plus fastueux

 
Dans l’arrière cour d’un vieil immeuble, l’incontournable statue de Pouchkine

Veille sur deux vieux qui, bien qu’ayant largement mérité la retraite, continuent à balayer le trottoir.

 
Nous ne saurons pas quel était cet édifice en pleine décrépitude

 
De cet univers de tôles prêtes à d’effondrer surgit cette brillante église.

 
Après un passage coloré dans le marché de la place centrale, nous retrouvons l’extrémité du boulevard, laissé à l’abandon..

 
Nous le remontons pour passer devant la mairie

 
Et sous l’arc de triomphe

 
Et  nous rentrons enfin dans le parc  Stefan Cel Mare où une allée rend hommage , bustes à l’appui aux écrivains célèbres Moldaves.

Non loin de cette fontaine, des jeunes jouent une musique proche des canons occidentaux

 



 
Et des jouets sont à la disposition des enfants

 
Nous terminons notre visite par la rue piétonne et cette sculpture qui se passe de commentaires ou la vision des relations homme/femme!!!


La journée s’achève par l’arrivée à l’entrée de Milesti Mici où, demain matin, nous allons visiter une autre cave, similaire à celle de Cricova mais dont la longueur est inscrite au Guinness des records.

28 Avril


Après une nuit agitée, entre les cris de l’habitant d’une maison d’en face sous l’emprise de l’alcool ou de la démence, les aboiements des chiens ou encore les conversations des noctambules vers 4 heures du matin…. Nous avons eu un peu de mal à émerger !!!



Le premier arrêt fut pour Ungheni et son pont construit par G.Eiffel…. il permet au chemin de fer de franchir la Prut et donc de passer la frontière avec la  Roumanie. Pour cette raison, on ne peut pas s’en approcher et un gardien, même sympathique veille au grain !!!!



 
Cette fameuse rivière dont je pensais initialement que nous pourrions en suivre le cours, nous n’avons que peu d’occasions de l’apercevoir, d’autant plus que c’est une « border zone », étonnant pour nous qui avons perdu l’habitude des frontières gardées !!!



Après manger, les routes nous mènent jusqu’à Dolna où se trouve un manoir, dans lequel vivait une famille dont Pouchkine, en exil, est tombé amoureux d’une des filles.

Ce n’est pas vraiment un manoir au sens où nous pouvons l’entendre mais une belle maison avec un parc magnifique. Apparemment c’est fermé, mais en approchant de l’entrée un des 2 gardiens, fort sympathique,  nous laisse visiter le parc et nous donne quelques explications.

 
Ensuite, nous cherchons dans Horodiste, l’une des rares églises encore en bois. C’est vraiment dommage que cet édifice ne soit pas mieux entretenu. Il se trouve au sommet d’une colline d’où l’on jouit d’une vue sur les environs.

 
Pour finir la journée, dans la région des monastères, nous sommes chaleureusement accueillis à Hirjauca par 2 prêtres qui nous montrent comment les communistes ont sciemment détruit les bâtiments et les fresques qui les ornaient.

Heureusement, l’intérieur de l’église a été richement restauré.

En guise d’adieu, il nous fait cadeau de petits objets religieux.




Les villages d’Hirbovat et de Hoginesti n’offrent pas assez de terrains plats, donc nous décidons de rejoindre la grande route en direction de Chinisau. Malheureusement, il n’y a pas de village en bordure avant des kms….nous nous arrêtons vers 20 h à Onesti, en sortie du village où se préparait une fête avec musique mais en passant les habitants nous regardaient encore comme si nous êtions des extra-terrestres.

Cette journée a été agréable par la variété des paysages traversés, plus vallonnés, l’arrivée dans des zones vinicoles mais surtout par les rencontres avec des personnes sympathiques ce qui, pour le moment, a rarement été le cas.

Aujourd’hui, nous avons fait 215 kms.


27 Avril






Nous avons passé une très bonne nuit dans notre écrin de verdure. Au lever, le ciel était un peu encombré mais la journée s’est avérée ensoleillée et même chaude.












Nous sommes partis pour Balti, 2éme plus grande ville du pays que nous avons atteinte en empruntant une route que l’on pourrait qualifier de moyenne, toujours revêtue mais parsemée d’ornières.

Il nous a fallu traverser une banlieue assez grise avant d’arriver au centre où les places de parking n’étaient pas légion.

La glorification d’une époque guerrière qui jouxte le modernisme






Ou encore les vestiges du communisme confrontés à la société de consommation !!!

 
Dans un centre commercial, je veux changer des euros contre des leis et la « banquière » me refuse 2 billets parce qu’ils présentent chacun une légère déchirure !!!! bien sûr, le tout sans aucun soupçon d’amabilité.

D’une manière générale, nous sommes très déçus, à quelques exceptions près, du contact avec la population. Ils ne répondent quasiment jamais à nos « saluts » et présentent toujours un visage fermé. Lorsque nous nous arrêtons dans les villages pour bivouaquer, ils nous regardent comme des bêtes curieuses sans aucun geste amical. De même, lorsque nous nous retrouvons aux points d’eau, nous n’arrivons pas à échanger le moindre signe, ils demeurent fermés…

Après avoir vu de nombreux monuments religieux depuis notre arrivée, nous pouvons enfin pénétrer dans 2 d’entre eux :

La cathédrale Constantin si Helena


 
Puis l’église Saint Nicolae



Nous sommes frappés par le nombre de personnes qui se chargent de l’entretien intérieur des édifices, peut-être en vue de l’office du dimanche ???


 
Après cette parenthèse dévote, nous sommes allés sous le soleil de midi arpenter les allées d’un marché en plein air qui regorgeaient de fruits et de légumes non sans remarquer l’état misérable de certaines habitations.

 
En quittant la ville, j’ai pu faire le plein de GO à moins d’un euro le litre. Exception au constat fait plus haut, le pompiste était charmant et nous avons échangé sur le prix du fourgon et sur la route que nous allions faire.

Nous sommes descendus plein sud en traversant Pruteni et nous sommes arrêtés à Sculeni, encore sous des arbres et près d’un puits.

Pour se déplacer tous les moyens sont bons à commencer par la charrette à cheval !!!

 
Le long des rues du village, certaines maisons sont dans un état de délabrement avancé, comme les routes !!!



mercredi 1 mai 2019

26 Avril





Nous avons passé une bonne nuit dans notre petit nid de verdure même si nous avions la tête plus bas que les pieds !!!












 Avant de repartir, nous avons refait le plein d’eau au puits du cimetierre (il semble que dans les villages les gens n’aient pas l’eau courante).

Une dame âgée est venue gentiment nous expliquer, par gestes, que l’eau n’était pas très bonne à boire et nous a indiqué un autre puits où elle serait meilleure…
Avec l’épicier d’hier soir, c’est le premier contact sympathique que nous avons avec la population locale…


Pour commencer la journée nous sommes allés vers les massifs coraliens du côté de Festesti.
En chemin ces vestiges de l’époque communiste. 
En cherchant bien, nous avons trouvé de nombreux fossiles.
 


En fin de matinée, nous avons repris la route, si l’on peut dire car c’était souvent des chemins  non revêtus comme dit pudiquement le GPS en direction de Costesti et son lac immense, avec des vestiges d’une époque où, peut-être, les dignitaires du parti venaient en villégiature ???
Même les cités du bourg sont dans un état de décrépitude avancée…








Vers Cobani, nous avons traversé la zone des 100 collines, monticules d’origine indéterminée.
Pour finir la journée, un petit tour sur les chemins non revêtus par les villages de Butesti et Camenca, bien tristes mais nous avons quand même aperçu une cigogne.
Avant de bivouaquer sous les arbres à Hijdieni, un automobiliste nous a demandé son chemin !!! c’était un Russe qui parlait un peu Anglais et qui connaissait Togliati, ville Russe où, en son temps, Fiat s’était implanté et maintenant Renault Nissan !!!
Aujourd’hui, nous n’avons fait que 147 kms mais quelles routes quand ce ne sont pas des chemins, quelles ornières à éviter et aussi beaucoup de poussière.

25 AVRIL


Ce matin, nous avons été réveillés vers 7h à la fois par la luminosité et le passage, aussi bien de piétons que de voitures, sur la route le long de laquelle nous étions garés.

En plein petit déjeuner, le gardien de l’église est venu nous rendre visite… malgré l’obstacle de la langue, je lui ai expliqué que nous allions partir sous peu et il est reparti satisfait.



Vers 8 heures, nous avons repris le chemin de la frontière, sous un ciel dégagé vers Briceni, en espérant que cette tentative soit la bonne.

Les formalités ne furent pas trop longues, un des douaniers Ukrainiens, le chef apparemment, parlant Anglais… côté Moldave, la jeune femme chargée de nous faire payer le visa parlait un  peu Français car son mari travaille à Nantes.

Etait-ce le plaisir de fouler les terres Moldaves, mais tout nous semblait plus joyeux, plus accueillant qu’en Ukraine de Briceni que nous n’avons fait que traverser à Lipcani où nous avons arpenté le marché, coloré où l’on peut trouver de tout (nourriture, outillage, vêtements…) souvent posé à même le sol.

Ce matin, nous avons été réveillés vers 7h à la fois par la luminosité et le passage, aussi bien de piétons que de voitures, sur la route le long de laquelle nous étions garés.

En plein petit déjeuner, le gardien de l’église est venu nous rendre visite… malgré l’obstacle de la langue, je lui ai expliqué que nous allions partir sous peu et il est reparti satisfait.



Vers 8 heures, nous avons repris le chemin de la frontière, sous un ciel dégagé vers Briceni, en espérant que cette tentative soit la bonne.

Les formalités ne furent pas trop longues, un des douaniers Ukrainiens, le chef apparemment, parlant Anglais… côté Moldave, la jeune femme chargée de nous faire payer le visa parlait un  peu Français car son mari travaille à Nantes.

Etait-ce le plaisir de fouler les terres Moldaves, mais tout nous semblait plus joyeux, plus accueillant qu’en Ukraine de Briceni que nous n’avons fait que traverser à Lipcani où nous avons arpenté le marché, coloré où l’on peut trouver de tout (nourriture, outillage, vêtements…) souvent posé à même le sol.



 
Comme souvent, comme en Ukraine, les chiens sont en liberté et ne se cassent pas la tête.

 Les moyens de transport sont hétéroclites et se cottoient sur les routes sans problème ????
 
En chemin vers Timova, sur une route pittoresque, nous avons aperçu cette maison au caractère un peu prétentieux !!!

 
Nous avons mangé sur les hauteurs de cette bourgade, avant d’en arpenter les rues ou plutôt les sentiers.

Au chapitre des moyens de transport, de vieilles motos 2 temps attelées à un side avec chauffeur « d’époque »


 
L’attraction de cette bourgade, difficile à trouver, une vieille église en bois du 17 éme siècle.

Au retour vers le camion, une dame que nous saluions, comme toutes les personnes rencontrées, nous a répondu en Français, langue qu’elle enseigne dans le village voisin.


 
Après cela, nous sommes passés par Edinet qui n’a pas vraiment retenu notre attention, même si c’est une petite ville très arborée.

Finalement, nous avons atterri pour la nuit à Brinzeni pour faire demin la route des récifs Coraliens.

Nous avons refait le plein d’eau au puits du cimetière…. Il semble que dans les villages l’approvisionnement en eau se fait de cette façon.

Chaque village semble avoir une alimentation qu’il faut repérer car peu voire pas du tout signalée… ici ça ne fait pas exception mais le propriétaire est charmant et nous achetons pour une bouchée de pain de quoi subvenir à quelques repas en nourriture locale.

Nous sommes posés, au pied d’un monticule sur lequel se dresse en monument laissé à l’abandon, à la gloire de morts de la seconde guerre mondiale.


fin du voyage

 Voilà, après 7 semaines en Irlande et un peu plus de 6000 kms, nous sommes rentrés hier soir. la journée de mardi s'est passée rapideme...