mercredi 5 août 2020

4 et 5 août

Depuis 2 jours, nous redescendons lentement, en suivant d'abord le lac Peipsi tant que c'est possible.

au hasard d'un petit village, cette exposition de nounours et autres jouets d'enfant à l'air libre le long de la clôture d'une maison



puis, obligés de nous écarter, nous sommes passés par la harmante ville de Tartu
où ces amoureux s'embrassent sous un parapluie, ce qui n'est pas un hasard. Une dame nous a d'ailleurs demandé de la photographier, elle et son vélo, devant cette statue.

En attendant l'arrivée du soleil annoncée pour le début d'après-midi (et il fut au rendez-vous!!)

nous nous sommes fait un petit plaisir en allant manger dans ce restaurant installé dans une ancienne cartoucherie. Nous avons un peu blêmi en voyant arriver les jarrets de porc mais nous en sommes quand même venus à bout
c'est sous un ciel plus clément que nous avons pu apprécier les coins de verdure de cette ville aérée
le pont des anges
et, logiquement, celui du diable n'est pas loin
et pour les réconcilier, les ruines de cette imposante cathédrale
je n'aurais pas pu être le propriétaire de cette enseigne car j'aurais, à coup sûr, "mangé" mon fond de commerce!!!

N'ayant pas eu suffisamment d'appétit pour prendre un dessert au restaurant, nous avons comblé ce manque en entrant dans une pâtisserie. Depuis que je voyage à l'étranger, j'ai pris l'habitude , sans dire que je m'y suis résigné, que l'on croie que je suis Allemand….
Cette fois, j'explique à l'employée que je suis Français malgré les apparences sûrement trompeuses et je n'ai pas été assez explicite car elle continuait à me parler dans la langue de Goethe à laquelle je n'ai rien compris sinon que cela lui faisait plaisir, croyait-elle, d'avoir un interlocuteur Germain!!!

Après cet intermède, nous avons compris que la ville voyait d'un bon œil les tags s'ils étaient "maîtrisés" et utilisés pour embellir des habitats collectifs pas très attirants et voilà quelques résultats

avant …..
et après


Nous avons fini la journée, sous un pommier à 2 pas des rapides (un bien grand mot) de Taevaskoja. Nous avons entendu la pluie tambouriner sur le toit une bonne partie de la nuit 
et ce matin, c'est un ciel d'un bleu azur qui se reflétait sur la retenue d'eau
avant qu'elle ne se transforme en rapides caressant ces falaises
nous y avons fait une très belle balade, seuls au monde, dans le silence et la sérénité des lieux
l'après-midi, en comparaison fut plus fade, un petit tour par ces carrières de sable multicolore
un petit coup d'œil à ces ruines de château promettant une belle vue sur la vallée mais à un prix qui ne nous semblait pas se justifier
enfin, après avoir gravi le toit de l'Estonie et comme la vue était bouchée par les arbres, pour nous récompenser de nos efforts, un ascenseur nous a convoyés au haut de cette tour
nous permettant surtout de tester notre résistance au vertige.

demain, nous allons faire encore quelques kms vers l'ouest et nous repasserons en Lettonie

lundi 3 août 2020

3 aout


Nuit calme, seulement perturbée par la pluie, avant une journée au cours de laquelle nous avons "flirté" avec la frontière Russe...

d'abord au niveau de l'embouchure de la Narva, avec à la pointe le territoire qui nous est interdit


puis dans la ville de Narva, où depuis ce Lion

nous avons une vue à gauche sur le château de la ville et, à droite sur celui d'Ivangorod 
et au milieu le pont qui tient lieu de frontière
avec dessus un ou une voyageur(se) qui change de contrée
aux alentours des immeubles un peu vétustes avec, garée devant, tout un symbole de l'URSS avec cette Lada Niva d'un autre temps

Nous étions donc au point le plus haut et le plus à l'est de notre voyage, il ne nous restait plus qu'à entamer notre descente, ce que nous avons fait en direction du lac Peipsi, le 5éme plus grand d'Europe au milieu duquel passe cette fameuse frontière
en chemin, nous nous sommes arrêtés au couvent de Puhpitsa
en bordure duquel nous avons pu cheminer entre ces croix qui nous ont rappelé notre voyage en Moldavie.

Quand nous avons atteint la zone la plus étroite du lac, voyant le territoire Russe à portée de main ou presque, nous avons rebroussé chemin pour commencer à en suivre la rive Estonienne, mais….

à l'aller, j'avais remarqué une voiture kaki garée sur le bord de la route qui a du nous suivre et s'est fait un devoir de nous arrêter pour un contrôle complet de nos papiers, nous questionnant même à propos de la maladie de l'année pour savoir si nos avions été testés!!! cet arrêt inopiné a quand même duré plus d'un quart d'heure, le temps qu'ils vérifient que tout semblait OK comme ils nous ont dit dans un Anglais parfait, c'est au moins ça!!!
nous sommes maintenant stationnés pour la nuit avec cette vue sur le plan d'eau qu'on imaginerait plus facilement comme une mer.

dimanche 2 août 2020

2 août

Pour ce 34 éme jour de voyage, et à la veille d'entamer notre 6 éme semaine, tout naturellement l'envie nous est venue de passer une journée plus calme.

Hier soir, tranquillement installés dans la forêt, vers 21 heures nous avons craint que la nuit paisible qui s'annonçait soit perturbée, voyant arriver une dizaine de personnes parlant fort et avec beaucoup de matériel...il n'en fut rien, ce n'étaient que des randonneurs qui rentraient chez eux et embarquaient leur matériel dans leurs voitures.

Donc, la nuit fut reposante et nous avons pris la direction est, nous sommes arrêtés en milieu de matinée prendre une boisson chaude face à la mer et cette nuée de cygnes toujours aussi étonnante pour nous dans l'eau salée


Rakvere, petite ville sans grand charme nous a servi d'étape, sous la surveillance de cet Auroch géant
qui veille sur le château moyen-âgeux de la ville

dans cette église orthodoxe, il y a le corps d'un "martyr" à la cause nationale Estonienne tué par les Russes en 1918. J'ai bravé l'interdiction de prendre des photos, ne reculant devant aucun sacrifice, pour que vous puissiez profiter de la vue de ses mains!!!

Plus nous avons avancé dans l'après-midi et plus nous nous sommes enfoncés dans un paysage industriel
avec ce complexe d'extraction de schiste bitumineux

laissant des traces dignes de nos terrils
en route nous avons essuyé de la pluie, cela faisait longtemps mais ça nous a permis d'admirer ce superbe arc en ciel.

Nous sommes arrivés à Narva -Joesuu, station balnéaire de Narva, ville la plus à l'est d'Estonie où demain nous allons pouvoir regarder la Russie à travers la frontière.
Nous serons à moins de 200 kms de St Petersbourg mais ne pourrons franchir ces barrières….

samedi 1 août 2020

1er août


après avoir passé une bonne nuit à 2 pas d'habitats collectifs, en pleine campagne, ce qui ne manque jamais de nous surprendre, mais aussi et surtout de ne pas avoir vu ou entendu signe de vie….nous avons passé une nouvelle journée dans ce parc où nous sommes arrivés hier.

C'est la première fois depuis le début de notre voyage que nous apprécions autant le paysage, un bord de mer un peu tourmenté, avec de nombreux rochers et avec de la végétation variée, le tout sous un soleil éclatant mais sans jamais nous procurer une chaleur torride, le bonheur quoi!!!

les images parleront (presque!!) d'elles même


toujours aussi étonnant de voir des cygnes en bord de mer
mais bien surveillées quand même

cette avancée dans la mer est la plus septentrionale de l'Estonie
nous projetions d'aller jusqu'à la pointe, mais ce passage délicat, dans l'eau jusqu'aux genoux nous a fait renoncer
préférant regarder ces oiseaux attendant d'être arrosés par les vagues
tout et mis à disposition des campeurs ou pique-niqueurs pour qu'ils puissent faire leur cuisine au bois
dommage que ces bâtiments abandonnés parsèment le paysage

au détour d'un chemin, ce jardin d'un sculpteur sur bois, il faut dire que la matière première ne fait pas défaut
là aussi les oiseaux sont rois
on pourrait penser que c'est un bord de lac vu la végétation plus courante dans les zones marécageuses qu'en mer

ce banc est stylisé en hommage à un peintre local
une dernière image du bord de mer, avant de nous éloigner de quelques kms pour trouver refuge en forêt pour une nuit au frais, en espérant que les moustiques ne s'éprennent pas trop de nous.

3 et 4 août

 hier matin, alors que nous avions dormi tout près, nous avons fait un premier arrêt à Lom, où nous n'étions pas les seuls, pour visiter...